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Les systèmes résonnants: bases neurales de cognition sociale? 2e partie

Les systèmes résonnants: bases neurales de cognition sociale? 2e partie Cet article, en deux parties, l’une critique, l’autre positive, a pour objet de porter à l’expression explicite une prétention récente des neurosciences cognitives, qui est de fonder une neuroscience de la cognition sociale. Cette prétention est examinée en ses origines qui remontent à la psychologie proto-phénoménologique de l’Einfühlung (début du siècle dernier). Elle est aussi évaluée en ses limites, qui sont celles d’un programme récurrent en psychologie: la naturalisation mentale du social. Le critère de cette évaluation est fourni dans les deux cas par une phénoménologie entendue dans le sens strict (non édulcorée en “neuro-quelque chose’): une théorie descriptive des structures essentielles (configurations de sens) des vécus du sujet agissant. Cette phénoménologie est à l’origine (trop oubliée) d’une théorie de la structurea priori des actes sociaux dont certains développements de la théorie desSpeech acts semblent retrouver l’inspiration. Jusqu’à présent, aucune discipline particulière n’a été capable avec ses ressources propres de relier les tendances empathiques de l’individu issues des sources internes de la motivation aux contraintes formelles de la structure objective de l’interaction sociale. La mise en continuité des travaux actuels avec leurs précurseurs dans la tradition phénoménologique pourra contribuer, par l’apport d’intuitions fécondes et d’orientations épistémologiques claires, à l’avènement d’une science plus intégrative. http://www.deepdyve.com/assets/images/DeepDyve-Logo-lg.png PSN Springer Journals

Les systèmes résonnants: bases neurales de cognition sociale? 2e partie

PSN , Volume 4 (1) – Dec 5, 2008

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Publisher
Springer Journals
Copyright
Copyright © 2006 by Springer
Subject
Medicine & Public Health; Psychiatry; Neuropsychology; Psychopharmacology; Psychotherapy; Psychoanalysis; Behavioral Therapy
ISSN
1639-8319
eISSN
1955-2351
DOI
10.1007/BF03005166
Publisher site
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Abstract

Cet article, en deux parties, l’une critique, l’autre positive, a pour objet de porter à l’expression explicite une prétention récente des neurosciences cognitives, qui est de fonder une neuroscience de la cognition sociale. Cette prétention est examinée en ses origines qui remontent à la psychologie proto-phénoménologique de l’Einfühlung (début du siècle dernier). Elle est aussi évaluée en ses limites, qui sont celles d’un programme récurrent en psychologie: la naturalisation mentale du social. Le critère de cette évaluation est fourni dans les deux cas par une phénoménologie entendue dans le sens strict (non édulcorée en “neuro-quelque chose’): une théorie descriptive des structures essentielles (configurations de sens) des vécus du sujet agissant. Cette phénoménologie est à l’origine (trop oubliée) d’une théorie de la structurea priori des actes sociaux dont certains développements de la théorie desSpeech acts semblent retrouver l’inspiration. Jusqu’à présent, aucune discipline particulière n’a été capable avec ses ressources propres de relier les tendances empathiques de l’individu issues des sources internes de la motivation aux contraintes formelles de la structure objective de l’interaction sociale. La mise en continuité des travaux actuels avec leurs précurseurs dans la tradition phénoménologique pourra contribuer, par l’apport d’intuitions fécondes et d’orientations épistémologiques claires, à l’avènement d’une science plus intégrative.

Journal

PSNSpringer Journals

Published: Dec 5, 2008

References